Chaque 1er décembre, une vidéo pour marquer l'anniversaire du journal. Un geste annuel qui mesure la durée, revenant au même point pour constater que rien n'est identique.
Vidéos tournées depuis un avion — hublot, lumière changeante, nuages ou villes vues d'en haut. Moins une série constituée qu'un motif récurrent, une parenthèse suspendue dans le cours du journal.
Ces vidéos sont des variations autour de la course à pied, une pratique que je poursuis de manière plus ou moins régulière. Depuis janvier 2018 (vidéo #53), la course traverse le journal, revenant par épisodes.
Je cours principalement en fin de journée, souvent au moment où je trouve aussi le temps de filmer pour le journal. La mise en mouvement du corps entraîne celle de la caméra.
Le téléphone, utilisé pour chronométrer, cartographier et mémoriser les parcours, devient l'outil de tournage par sa praticité.
Vidéos qui retournent la caméra vers le journal lui-même — le geste de filmer, les conditions du tournage, les doutes sur la pratique. Une série en marge du journal, qui en questionne le fonctionnement.
Des vidéos où une voix off raconte une histoire inventée, tandis que les images — tournées dans le registre habituel du journal — entrent en résonance avec le récit de manière plus ou moins directe. Pas de mise en scène, pas de comédiens : la fiction s'installe dans le quotidien filmé.
Le journal comme carnet de bord d'une journée professionnelle. Ces vidéos consignent les étapes d'une journée occupée par le travail — souvent un aller-retour dans la journée, avec ses lieux traversés, ses déplacements, ses moments suspendus entre deux obligations.
Sélection de vidéos qui font appel à un principe de répétition de motifs visuels sur un thème donné.
Vidéos construites à partir de textes rencontrés dans le quotidien — panneaux, affiches, inscriptions — détournés en poèmes par le cadrage et le montage.